Le point en bref
- Style seventies : Le retour des coiffures rétro affirme une identité forte, mêlant volume, mouvement et attitude sans tomber dans la caricature.
- Shag haircut : Ce dégradé sauvage crée un volume aérien grâce à des couches marquées, idéal pour un effet désordonné maîtrisé.
- Frangé rideau : Inspirée de Jane Birkin, cette frange souple encadre le visage avec élégance et s’adapte aux fronts hauts ou pommettes saillantes.
- Ondulations cheveux longs : Le look « sirène » repose sur une raie centrale et des vagues amples, obtenues avec un gros fer et des soins en brillance.
- Coiffure avec foulard : Les accessoires comme le foulard en soie ou les barrettes géométriques permettent d’adopter l’esprit looks vintage sans coupe radicale.
On estime que près de neuf femmes sur dix ressentent un déclic émotionnel en croisant une chevelure années 70 bien travaillée – ce volume généreux, cette souplesse dans le mouvement, ce je-ne-sais-quoi d’insouciant qui semble dire : « je prends de la place, et alors ? ». Cette décennie n’a pas seulement réinventé la coiffure, elle en a fait un manifeste personnel. Aujourd’hui, le retour du style seventies n’est pas une simple nostalgie, mais une manière de réaffirmer une identité forte, sans compromis. Le défi ? Capturer cet esprit libre sans tomber dans la caricature.
Les styles emblématiques et leur rendu visuel
Les années 70 ont bousculé les codes capillaires avec une audace rarement égalée. Ce n’était plus seulement une question de coupe, mais d’attitude. Le volume n’était pas un effet, il était un message. Pour y parvenir, le brushing extérieur jouait un rôle central : en renvoyant les longueurs vers l’arrière ou les côtés, il créait un mouvement aérien, presque dansant. Cette sensation de légèreté, malgré le volume, était la signature d’un style qui refusait la rigidité. Le secret ? Un travail de fond sur la racine, combiné à des pointes légèrement déstructurées pour éviter tout effet « casque ».
Pour parfaire une mise en beauté vintage avec des accessoires authentiques, on peut se tourner vers des spécialistes comme dentelledelicate.fr. Leur approche, centrée sur l’élégance naturelle, permet d’harmoniser les pièces fortes du look rétro – foulards, barrettes, chapeaux – sans alourdir l’ensemble.
Les silhouettes capillaires de l’époque ont marqué les esprits bien au-delà des podiums. Que ce soit en soirée ou en pleine journée, une chevelure seventies attirait le regard, non par ostentation, mais par sa présence. Le cheveu devenait un élément de style à part entière, au même titre que la tenue.
| Style | Type de cheveux idéal | Niveau d’entretien |
|---|---|---|
| Shag | Fins à moyens, avec une tendance naturelle à l’ondulé | Élevé : nécessite un coiffage quotidien et des retouches fréquentes |
| Frange Birkin | Mi-longs à longs, souples ou légèrement ondulés | Moyen : entretien régulier de la frange, mais peu de fixation requise |
| Afro volumineux | Très frisés ou crépus | Modéré : soins hydratants constants, mais造型 peu manipulée |
| Feathered hair | Longs ou mi-longs, avec une texture souple | Élevé : brushing quotidien pour maintenir le mouvement aérien |
| Cheveux longs façon sirène | Longs, épais, brillants | Moyen à élevé : discipline capillaire et soins anti-frisottis constants |
La coupe Shag : le dégradé sauvage revisité
Technique de l’effilage moderne
Le Shag, apparu à la fin des années 60 et devenu incontournable dans les 70, repose sur un principe simple mais radical : la superposition de longueurs très marquées pour créer du volume aérien et de la souplesse naturelle. Contrairement à un dégradé classique qui élimine le poids uniformément, le Shag travaille par couches discontinues, en particulier sur le dessus de la tête. Cela donne l’impression d’un mouvement spontané, comme si le vent venait de passer.
Le coiffeur intervient avec une précision chirurgicale, en utilisant ciseaux ou rasoir pour effiler certaines mèches tout en laissant d’autres plus longues. L’objectif ? Créer une texture dynamique, presque « sauvage », qui bouge avec le porteur. Les fourchettes de longueur varient souvent entre 5 et 15 cm selon la densité initiale, ce qui permet d’ajuster le look à chaque morphologie.
Ce style, longtemps considéré comme trop radical pour le quotidien, connaît un revival moderne, adouci par des transitions plus douces et un travail sur les contours du visage. Il convient particulièrement aux femmes qui cherchent à affirmer une identité identitaire forte, sans renoncer au naturel.
Adopter la frange rideau et le style Birkin
L’art de l’ouverture centrale
La frange rideau, emblématique du style Birkin, n’est pas une simple frange. C’est une architecture. Elle part du milieu du front et s’ouvre en deux courbes souples qui encadrent les yeux, sans jamais cacher complètement le visage. Pour qu’elle reste souple toute la journée, le secret réside dans une coupe en biseau et un séchage au doigt, sans excès de produit.
Elle demande un compromis entre discipline et laisser-aller : trop raide, elle devient rigide ; trop lâche, elle perd sa forme. Un passage rapide au fer à lisser sur les pointes, en tirant légèrement vers l’extérieur, suffit à redonner du galbe.
Porter les cheveux longs façon sirène
Les cheveux longs façon sirène, portés par des icônes comme Cher ou Farrah Fawcett, reposent sur deux piliers : une raie parfaitement droite au milieu, et des ondulations amples, presque liquides. L’effet visé ? Une chevelure qui semble vivre d’elle-même, sans effort apparent.
Pour y parvenir, on évite les fers trop fins. Un gros diamètre (au moins 32 mm) permet des vagues naturelles, jamais saccadées. La brillance est essentielle : elle donne cette impression de cheveu en santé, prêt à capter la lumière. Des bains d’huile réguliers, associés à des sprays sans rinçage, aident à préserver cette qualité, surtout sous les projecteurs ou en extérieur.
Accessoiriser sa coiffure style années 70
L’usage créatif du foulard en soie
Le foulard en soie n’est pas un simple accessoire : c’est un acte de style. Porté en turban, en bandeau ou noué à l’arrière, il dynamise une chevelure lisse ou bouclée avec une élégance intemporelle. L’astuce ? Choisir un motif graphique ou floral marqué, mais pas criard, pour rester dans l’esprit seventies sans tomber dans le costume.
Il suffit parfois d’un simple carré de tissu noué sur le devant pour transformer une mise en beauté sobre en look affirmé. Et histoire de ne pas alourdir la silhouette, on privilégie les nœuds discrets plutôt que les volumineux chignons couverts.
Les barrettes et clips géométriques
Les barrettes en acétate coloré ou aux formes géométriques ont fait leur grand retour. Plates ou bombées, elles servent à repousser les mèches de devant tout en ajoutant une touche de couleur. Contrairement aux pinces classiques, elles ne marquent pas le cheveu et permettent un effet « coiffé-décoiffé » maîtrisé.
On les porte de biais, sur le côté, pour un effet asymétrique qui rappelle les tendances de l’époque. Leur avantage ? Elles sont réversibles : un matin de doute, elles permettent de sauver une coiffure sans tout refaire.
Le retour des chapeaux à larges bords
Le chapeau, surtout à large bord, n’a jamais été aussi pertinent. Il complète une coupe volumineuse avec une touche de mystère, tout en protégeant du soleil. Associé à une frange rideau ou un Shag, il crée un contraste saisissant entre l’ombre du bord et la lumière sur le visage.
L’harmonie réside dans l’équilibre des volumes : un chapeau trop imposant peut écraser une silhouette fine, tandis qu’un modèle trop petit perd de son impact. À vue de nez, un bord de 8 à 12 cm semble idéal pour un look affirmé mais porté.
Entretenir son volume et ses boucles au quotidien
Choisir les bons produits texturants
Le volume seventies ne tient pas à la laque, mais à la texture. Les mousses légères et les sprays texturants sans alcool sont vos alliés. Ils apportent du corps sans alourdir ni laisser de résidu. L’objectif ? Un cheveu qui bouge, respire, et surtout, ne cartonne pas.
Le matin, un simple froissage avec les doigts, après une légère vaporisation d’eau salée, suffit à réveiller les boucles. Pas besoin de tout reprendre à zéro : l’imperfection fait partie du charme.
Le matériel indispensable du brushing rétro
Pas de brushing sans les bons outils. Une brosse ronde en poils naturels, associée à un sèche-cheveux avec concentrateur et diffuseur, est incontournable. Le concentrateur permet de lisser les longueurs, tandis que le diffuseur préserve les ondulations naturelles.
Attention aux températures : un excès de chaleur fragilise la fibre. On reste en dessous de 180 °C, surtout sur cheveux colorés ou abîmés. Et on n’oublie pas le spray protecteur thermique – un geste simple, mais qui fait la différence à long terme.
Préserver la santé de la fibre capillaire
Le style seventies demande du cheveu en bonne santé. Les bains d’huile, hebdomadaires, sont une étape clé pour maintenir l’élasticité nécessaire aux ondulations. L’huile d’argan, de coco ou de ricin pénètre en profondeur, renforce la tige capillaire et évite les cassures.
Un cheveu souple est un cheveu qui bouge bien. Et c’est au bout du compte ce mouvement, cette fluidité, qui fait toute la différence entre un look vintage réussi et une copie maladroite.
Réussir sa transformation capillaire rétro
Préparer sa visite en salon
- Emmenez plusieurs photos de référence, de préférence dans des contextes variés (de face, de profil, en mouvement).
- Privilégiez des images récentes si vous optez pour une version modernisée du style.
- Précisez clairement votre niveau d’entretien quotidien : certaines coupes demandent 20 minutes de coiffage, d’autres seulement 5.
- Discutez avec votre coiffeur des contraintes de votre type de cheveu : épaisseur, densité, porosité.
- N’ayez pas peur de demander un essai temporaire (avec accessoires ou lissage) avant de sauter le pas.
Les erreurs de débutant à esquiver
Le piège le plus fréquent ? L’excès de laque. Elle tue le volume aérien au profit d’un effet rigide, tout droit sorti des années 80. On préfère une fixation légère, en spray, appliquée à distance.
Autre erreur : un dégradé trop court sur le dessus. Cela casse l’harmonie du Shag et donne un air déséquilibré. Le volume doit naître des racines, pas d’un coup de ciseaux trop radical. Mieux vaut viser une transition progressive, même si cela demande un peu plus de patience.
Les questions les plus fréquentes
J’ai les cheveux très fins, le style Farrah Fawcett est-il possible ?
Oui, à condition d’optimiser le volume dès la racine. Utilisez un shampooing volumateur et appliquez une mousse légère avant le séchage. Le travail aux rouleaux chauffants, laissés à refroidir complètement, permet de créer une base solide. Des produits texturants sans poids aident à prolonger l’effet sans alourdir.
Quelle est la différence technique entre un dégradé classique et un Shag ?
Le dégradé classique élimine le poids uniformément pour alléger l’ensemble. Le Shag, lui, crée des couches très marquées, surtout sur le dessus de la tête, pour générer du volume et de la texture. C’est cette déconnexion des mèches qui donne au Shag son aspect désordonné maîtrisé.
Peut-on porter le look 70s sans passer par la case coupe de cheveux radicale ?
Absolument. Les foulards en soie, les barrettes géométriques ou les tresses collées temporaires permettent d’adopter l’esprit seventies sans modification permanente. Même une simple raie centrale et des ondulations au fer peuvent transformer une chevelure neutre en look affirmé.
Comment faire tenir ses boucles wavy toute la journée sans effet carton ?
La clé est dans le séchage complet avant toute fixation. Une fois les cheveux secs, froissez-les doucement avec les mains après avoir vaporisé un spray sans alcool. Ce geste brise les boucles trop définies et redonne du mouvement naturel, sans rigidité.
Je n’ai jamais porté de frange, comment savoir si la frange rideau me va ?
Ça dépend de la morphologie de votre visage. Si vous avez un front haut ou des pommettes saillantes, la frange rideau est souvent très flatteuse. Elle équilibre les traits et attire l’attention vers les yeux. Un essai avec une pince temporaire peut vous aider à vous faire une idée avant de vous engager.