On voit fleurir un peu partout des looks lissés, plaqués, ultra-calibrés – comme si la chevelure devait se plier à une discipline de fer. Pourtant, quelque chose gronde en contre-courant : une envie de laisser vivre les mèches, de retrouver ce mouvement libre, presque indiscipliné, qui faisait palpiter les années 70. Ce n’est pas juste une mode rétro, c’est une revendication douce : celle de la liberté capillaire.
Les piliers de la coiffure vintage années 70
Derrière chaque crinière des seventies, il y a une philosophie. Ces coiffures ne se limitent pas à une forme, elles incarnent un rapport au corps, à la nature, à la société. Le volume n’est pas qu’un effet esthétique, il est un manifeste. Il s’agit de prendre de la place, de rejeter l’austérité des coupes sages, de célébrer la matière vivante des cheveux dans toute leur épaisseur.
Volume et liberté de mouvement
Le volume des années 70 n’est pas un hasard : il naît de techniques bien précises. Le brushing tête en bas, les brossages ronds à répétition, l’application de mousse volumatrice – tout est pensé pour décoller les racines et créer une masse aérienne, presque souveraine. On parle d’un volume qui peut doubler la silhouette capillaire, sans rigidité, avec une fluidité qui bouge à chaque pas. Pour dénicher des accessoires authentiques qui complètent ce look, on peut consulter le catalogue de dentelledelicate.fr.
L’influence du mouvement Flower Power
Le hippie n’est pas qu’un style, c’est une posture. Le rejet des normes passe aussi par les cheveux. Fini le coiffé-décoiffé calculé : on laisse filer les longueurs, on assume les boucles rebelles, on cultive l’air “non-coiffé mais travaillé”. Cette esthétique bohème s’inscrit dans un refus plus large des codes rigides – sociaux, vestimentaires, capillaires. Le cheveu devient symbole de résistance douce, de connexion à soi.
| Type de coiffure | Caractéristique principale | Type de visage recommandé | Difficulté d’entretien |
|---|---|---|---|
| Shag | Dégradé effilé, frange rideau | Ovale, carré | Moyenne |
| Afro naturelle | Forme ronde, densité maximale | Tous, surtout rond et ovale | Élevée |
| Ultra-lisse | Brillance intense, raie au milieu | Allongé, triangulaire | Faible à moyenne |
Porter la frange à la française et le Shag au quotidien
Le Shag, c’est l’une des signatures capillaires les plus emblématiques des années 70 – popularisé par des icônes comme Jane Birkin ou David Cassidy. Ce n’est pas une coupe nette, mais un jeu de superpositions, de dégradés qui épousent le mouvement naturel des cheveux. L’astuce ? Des pointes effilées, des longueurs qui dansent, et surtout, cette frange rideau qui encadre le visage sans le cerner.
Ce style fonctionne particulièrement bien sur les cheveux mi-longs à longs, qu’ils soient lisses, ondulés ou légèrement bouclés. Le secret du Shag réussi réside dans l’équilibre : assez de texture pour sembler spontané, assez de structure pour ne pas tomber dans le désordre total. Il s’agit d’un volume aérien maîtrisé, pas d’un chaos.
Contrairement aux idées reçues, le Shag s’adapte aux cheveux fins : le dégradé amplifie l’impression de densité. Pour les cheveux épais, il permet de libérer du poids sans sacrifier la longueur. Aujourd’hui, de nombreux coiffeurs revisitent cette coupe avec des ciseaux plus doux, des effilages modernes, pour un rendu plus souple, plus facile à vivre au quotidien.
L’art d’accessoiriser son look bohème
Les années 70 n’ont pas inventé le foulard, mais elles lui ont donné une âme. Porté en bandeau large sur le front, noué autour d’un chignon bas ou glissé dans une tresse, l’accessoire textile devient un élément central de la coiffure. Les motifs psychédéliques, les imprimés floraux, les teintes terre de Sienne ou indigo – tout participe à l’ambiance champêtre et libre du style hippie.
Le foulard, emblème de la coiffure hippie
Le foulard n’est pas qu’un cache-cheveux : c’est un geste stylistique. Il structure, il colore, il protège du vent sans enfermer. On le choisit en tissu fluide – coton, soie, viscose – pour qu’il flotte légèrement. Le nouage doit rester souple, jamais trop serré : l’idée est de suggérer, pas de contraindre.
Barrettes et couronnes de fleurs
Les barrettes larges, souvent en bois ou incrustées de pierres semi-précieuses, viennent ponctuer une chevelure longue. Quant aux couronnes de fleurs, fraîches ou en tissu, elles renforcent l’aspect romantique, presque théâtral, de l’ensemble. Faut pas se leurrer : ce n’est pas qu’un détail, c’est une déclaration d’intention. L’esthétique bohème se joue autant dans les accessoires que dans la coupe elle-même.
Sublimer les boucles et le volume afro
Les années 70 ont aussi été une décennie d’affirmation identitaire, notamment à travers la célébration des cheveux afros. Le slogan “Black is Beautiful” a redonné toute sa dignité à une texture longtemps marginalisée. L’afro n’est pas une mode passagère : c’est une forme de résistance, de fierté, d’harmonie avec sa nature.
La majesté de la coupe afro naturelle
Une bonne afro, c’est une question d’équilibre. Elle doit être dense, bien ronde, sans plats. L’entretien repose sur l’hydratation régulière, l’utilisation d’huiles nourrissantes, et parfois, d’un peigne à dents larges pour redéfinir les ressorts. Le but ? Préserver la définition des boucles tout en maintenant un volume homogène. C’est un travail de patience, mais le résultat est puissant.
Ondulations wavy et permanentes légères
De l’autre côté du spectre, on retrouve les ondulations souples, popularisées par Farrah Fawcett. Ces boucles larges, ouvertes vers l’extérieur du visage, donnent un air lumineux, dynamique. Elles s’obtiennent avec des bigoudis de grand diamètre ou un fer à boucler utilisé avec légèreté. L’astuce ? Ne pas trop serrer les mèches, pour garder un mouvement naturel. Une légère diffusion au sèche-cheveux achève le mouvement seventies.
Réussir son brushing rétro en quelques étapes
Le brushing années 70 n’a rien à voir avec les plaquages lisses d’aujourd’hui. Il s’agit de sculpter du volume, de façonner du mouvement, sans alourdir. Le résultat idéal ? Une chevelure qui semble vivante, comme si le vent venait de passer.
Préparation de la matière
Commencez par un shampoing volumateur, suivi d’un après-shampoing appliqué uniquement sur les longueurs. Appliquez ensuite une mousse légère sur cheveux essorés – elle est essentielle pour créer de la tenue sans poids. N’oubliez surtout pas le protecteur thermique : le séchage intensif peut fragiliser les pointes.
Technique du séchage inversé
Inclinez la tête vers l’avant, séchez les racines à l’aide d’une brosse ronde. Ce geste décolle instantanément la racine et crée un volume naturel. Une fois les racines sèches, redressez-vous et peignez les pointes vers l’arrière pour un effet légèrement soulevé. Terminez par un spray de fixation souple, jamais rigide – l’objectif est de garder du mouvement.
- Shampoing volumateur pour nettoyer sans alourdir
- Mousse légère pour structurer sans rigidité
- Brosse ronde en poils de sanglier pour une brillance naturelle
- Sèche-cheveux avec diffuseur pour préserver les boucles
- Spray texturisant à l’eau de mer pour un effet décoiffé-travaillé
Les questions les plus courantes
Quelle brosse ronde choisir pour un volume seventies sans abîmer les pointes ?
Optez pour une brosse en poils de sanglier mélangés à des picots en plastique. Ce type de brosse répartit les huiles naturelles le long de la fibre capillaire, ce qui apporte brillance et protection. Elle est assez douce pour ne pas casser les pointes, tout en offrant une prise ferme pour modeler le volume à la racine.
Comment adapter le style hippie si j’ai un visage très carré ?
La frange rideau est votre alliée. En tombant légèrement de chaque côté du front, elle adoucit les angles marqués de la mâchoire. Associez-la à des longueurs ondulées qui encadrent le visage : ce contraste entre structure et fluidité équilibre les traits. Évitez les coupes trop géométriques, qui renforceraient la rigidité du contour.
Le retour du Shag nécessite-t-il des produits de fixation spécifiques ?
Le Shag moderne se porte mieux avec des produits légers. Un spray texturisant à l’eau de mer suffit souvent à redonner du corps aux pointes effilées. Il apporte du grain, de la prise, sans alourdir. Pour les cheveux très fins, une poudre volumisante à la racine peut compléter l’effet, mais avec parcimonie.
Comment entretenir son dégradé effilé après son passage en salon ?
Un dégradé bien fait demande un entretien régulier. Pour préserver sa netteté et son mouvement, prévoyez un rafraîchissement des pointes toutes les huit à dix semaines. Cela évite les effets de masse ou de fourches, et maintient l’effilé dynamique. Un bon bain d’huile toutes les deux semaines aide aussi à garder la souplesse.