La vieille coiffeuse en rotin trône près de la fenêtre, entourée de quelques bibelots en macramé. Sur son miroir piqué de taches sombres, une photo jaunie montre une femme au brushing aérien et au foulard coloré. Ce n’est pas qu’un simple souvenir d’album – c’est une invitation silencieuse à réinventer son allure. Les années 70, avec leur énergie libre et sensuelle, redonnent souffle à nos rituels capillaires. On ne cherche plus la perfection lisse, mais le mouvement, le volume, l’imperfection assumée. Le retour du rétro, c’est surtout une revanche sur la rigidité.
Les coupes emblématiques pour un volume Seventies
Le retour de la coupe shag et du dégradé effilé
Impossible d’évoquer les années 70 sans penser au shag – cette coupe en couches superposées, presque désordonnées, qui donne l’impression que le vent vient de passer. Popularisée par des icônes comme Jane Fonda ou David Cassidy, elle repose sur un savant jeu de longueurs : plus courtes sur le dessus, allongées sur les côtés, effilées aux pointes. Le résultat ? Un volume naturel, du mouvement en permanence, et surtout, une facilité déconcertante à vivre avec. Contrairement aux idées reçues, le shag ne demande pas des heures de coiffage. Une simple friction au séchoir avec les doigts, un peu de spray texturisant, et le style tient de lui-même. C’est une coupe qui respire, au sens propre comme au figuré.
Pour dénicher des accessoires qui complètent parfaitement ces looks d’époque, on peut consulter les collections de dentelledelicate.fr. Le site propose une sélection discrète mais pointue d’éléments qui épousent l’esthétique vintage sans tomber dans la caricature – idéal pour accompagner une transformation capillaire en profondeur.
La frange Birkin et le feathered hair
Autre pilier du style seventies : la frange rideau, portée avec naturel par Jane Birkin. Elle ne cache pas le front, elle le caresse. Légèrement bombée, divisée au milieu, elle encadre le visage en douceur. L’astuce ? Un brushing vers l’extérieur, réalisé avec une brosse ronde et un séchoir bien orienté. Cette technique, appelée feathered hair, donne aux mèches un effet “plumes” qui flottent autour du visage. Pas de raideur, pas de gel – juste du mouvement. Les cheveux mi-longs ou longs s’y prêtent particulièrement bien, surtout s’ils sont légèrement ondulés. L’objectif n’est pas la symétrie, mais l’élégance négligée. C’est ce qui rend le style si vivant.
Accessoires et techniques : les indispensables du look rétro
Le foulard et le bandeau hippie
Les années 70, c’est aussi l’ère du foulard. Pas question de le nouer comme une cravate – ici, on joue la carte de la fantaisie. Voici quelques façons de le porter :
- 🧣 En bandeau large : placé juste au-dessus des sourcils, le foulard serre légèrement les tempes et laisse les cheveux libres derrière – parfait pour un look bohème chic.
- 🧣 En nœud pirate : noué à l’arrière du crâne, avec les pointes qui dépassent, il donne un air espiègle, idéal avec des cheveux longs et bouclés.
- 🧣 Dans une tresse : glissé au milieu d’une tresse épaisse, il ajoute une touche de couleur sans alourdir la coiffure.
Les matières ? Privilégiez la soie ou le coton imprimé, avec des motifs psychédéliques, floraux ou géométriques. Les barrettes colorées, souvent en plastique ou en résine, complètent le tableau, tout comme le peigne à dents larges, essentiel pour démêler sans casser le volume.
Boucles vaporeuses et cheveux wavy
Le cheveu wavy, ce n’est pas une vague figée par la laque. C’est un mouvement souple, presque aléatoire, comme si on sortait de l’océan. Pour l’obtenir, on évite les fers fins qui créent des ressorts trop marqués. À la place, on opte pour un fer à gros diamètre – entre 32 et 38 mm – et on enroule les mèches de manière irrégulière. L’astuce ? Alterner le sens de rotation pour un effet plus naturel. On ne cherche pas à coiffer chaque centimètre, mais à insuffler du corps. Une fois posées, les ondulations doivent garder de la souplesse. Un spray léger, sans alcool, fixe le tout sans alourdir. Le résultat ? Des cheveux qui bougent, qui vivent – exactement ce que les seventies ont popularisé.
Comparatif des styles selon votre type de cheveux
Adapter le vintage aux cheveux courts
Même les cheveux courts peuvent flirter avec les années 70. Le pixie long, légèrement dégradé sur le dessus, peut adopter une attitude shag grâce à un travail de pointes effilées. L’idée ? Créer du contraste entre une base courte et des mèches plus longues sur le dessus, qu’on peut soulever avec un peu de texture. Le brushing vers l’extérieur s’applique aussi ici, pour donner du lift aux tempes. Le tout, sans perdre en modernité. C’est une version subtile du rétro, parfaite pour celles qui veulent un clin d’œil à l’époque sans basculer dans la reconstitution.
Le volume maximal pour cheveux bouclés
Pour les cheveux bouclés, les années 70 sont une source d’inspiration majeure. La coupe afro reste un symbole fort, à la fois esthétique et politique. Mais au-delà de l’icône, il y a une technique : le dégradé. Un bon dégradé évite l’effet “triangle” en aérant les longueurs et en favorisant le rebond naturel. On ne coupe pas droit, on sculpte. L’objectif ? Un volume homogène, rond, qui tient dans l’espace. Pas besoin de produits lourds : un peu de crème définissante, une friction au séchoir, et les boucles prennent vie. Le mouvement naturel, c’est ça, la vraie signature seventies.
| Type de cheveux | Coupe recommandée | Accessoire idéal | Niveau d’entretien |
|---|---|---|---|
| Fins | Shag effilé | Bandeau large | Moyen (volume à renouveler) |
| Épais | Longueurs dégradées | Foulard imprimé | Faible (tient bien au naturel) |
| Bouclés | Afro ou shag bouclé | Barrettes colorées | Moyen (soins hydratants réguliers) |
| Courts | Pixie long effilé | Peigne à dents larges | Faible à moyen |
Les questions les plus fréquentes
J’ai essayé le brushing vers l’extérieur mais mes pointes retombent vite, que faire ?
L’astuce réside dans la chaleur et le refroidissement. Après avoir enroulé la mèche autour de la brosse, maintenez-la quelques secondes sous le flux chaud du sèche-cheveux, puis laissez-la refroidir complètement avant de la relâcher. Ce choc thermique fixe la forme. Une laque légère, appliquée à distance, peut aussi prolonger l’effet sans alourdir.
Est-ce que la coupe shag demande beaucoup de temps le matin ?
Pas du tout – c’est même l’un de ses atouts. Grâce à ses couches et son effilage, le shag a tendance à bien tenir naturellement. Un simple séchage au doigt, accompagné d’un peu de spray texturisant, suffit à réveiller le volume. En deux minutes, le style est là. C’est une coupe faite pour la liberté.
Quel budget prévoir pour entretenir un dégradé très effilé chez le coiffeur ?
Comptez entre 50 et 80 € pour une coupe shag bien réalisée, selon les régions et l’expertise du coiffeur. L’entretien tous les 6 à 8 semaines permet de garder la netteté du dégradé. Certains professionnels incluent un léger rafraîchissement des pointes dans le prix initial.
Comment protéger mes cheveux après avoir utilisé des fers chauffants quotidiennement ?
L’usage régulier de la chaleur nécessite une routine de soins adaptée. Appliquez systématiquement un soin thermoprotecteur avant chaque utilisation du fer. En parallèle, alternez avec des masques hydratants riches en huiles végétales, et limitez le lissage excessif. Le cheveu seventies est vivant – il a besoin de souplesse, pas de rigidité.