La lumière orangée d’un vieux tube cathodique éclaire un visage connu : Farrah Fawcett, sourire éclatant, cheveux en cascade dorée, le brushing si travaillé qu’il semble défier le temps. Ce genre de look, autrefois réservé aux studios hollywoodiens et aux salons de coiffure surchauffés de laurier, refait surface. Pas question de passer trois heures sous le sèche-cheveux, mais avec les outils et produits d’aujourd’hui, on peut capturer l’essence du volume seventies sans sacrifier son temps ni sa fibre capillaire. Le retour en arrière n’est plus une contrainte – c’est une option stylée.
Les fondamentaux de la coiffure année 70 selon votre morphologie
Le style des années 70 ne se résume pas à une masse de cheveux gonflés au séchoir. Il s’agit d’un équilibre entre volume, mouvement naturel et harmonie avec la forme du visage. Le secret ? Adapter les codes rétro à sa propre morphologie, sans tomber dans la caricature. Pour les visages ovales, la frange Birkin – longue, effilée, légèrement ondulée – est une alliée redoutable. Elle adoucit les traits, allonge le regard et donne cette impression de nonchalance chic si typique de l’époque. Aujourd’hui, les ciseaux effileurs et les techniques de coupe en dégradé permettent d’obtenir un rendu plus souple, moins rigide que dans les années 70, tout en gardant l’âme du style.
Le brushing volumineux, lui, reste la signature des cheveux longs façon Farrah ou Cher. Il repose sur un mouvement vers l’extérieur, accentué par une bonne prise à la racine. Pour y parvenir, on mise sur une brosse ronde de gros diamètre – plus elle est large, plus le mouvement est naturel. Le séchage se fait en relevant légèrement les racines, puis en guidant les longueurs vers l’extérieur. Le résultat ? Un effet “cheveux au vent” maîtrisé, sans alourdir la fibre. Ce type de coiffure convient particulièrement aux visages carrés ou anguleux, car il apporte de la douceur par le volume sur les côtés.
Pour dénicher des accessoires qui complètent parfaitement ces looks, on peut consulter le catalogue de dentelledelicate.fr. Le site propose une sélection d’éléments visuels subtils mais marquants, parfaits pour affiner une identité rétro sans en faire trop.
Comparatif des techniques pour obtenir un volume durable
La méthode traditionnelle aux bigoudis
Les bigoudis, chauffants ou non, restent un pilier du volume seventies. Appliqués sur cheveux humides ou légèrement secs, ils permettent de créer des boucles structurées ou un gonflant homogène selon leur taille. Les gros bigoudis verticaux, placés en racine, sont idéaux pour un effet liftant durable. L’inconvénient ? Une certaine rigidité du résultat, surtout si on abuse du laque. En revanche, pour celles qui cherchent une tenue longue durée sans retouches, c’est une solution fiable.
Le dégradé effilé ou coupe shag
Le vrai game-changer du style 70, c’est la coupe shag. Développée à l’origine par les coiffeurs californiens, elle repose sur un dégradé très marqué, surtout sur le dessus du crâne. Ce travail de structure crée du volume naturel, même sur cheveux fins. Le mouvement est intégré à la coupe elle-même, ce qui réduit considérablement le temps de styling au quotidien. En plus, elle respecte bien la fibre, car elle évite les surcharges de produits. Une fois bien exécutée, elle demande peu d’entretien – juste un peu de texturant en racine pour raviver le souffle.
L’alternative des extensions pour l’épaisseur
Pour celles qui manquent de densité naturelle, les extensions capillaires offrent une solution réaliste. Fixées par clips ou mèches à chaud, elles ajoutent du volume sans abîmer les cheveux. L’astuce ? Les choisir en dégradé, pour qu’elles s’intègrent parfaitement au mouvement naturel de la coupe. Attention toutefois à ne pas surcharger : l’objectif est d’imiter l’épaisseur, pas de créer une perruque. Bien posées, elles permettent de porter les looks les plus exigeants – chignon haut, brushing XXL – sans complexe.
| Méthode | Difficulté de réalisation | Durée de tenue | Respect du cheveu |
|---|---|---|---|
| Bigoudis (chauffants ou classiques) | Moyenne à élevée | Longue (12-24h) | Moyen (risque de sécheresse) |
| Coupe shag / dégradé effilé | Faible au quotidien | Moyenne (jusqu’au lendemain) | Élevé (moins de produits) |
| Extensions capillaires | Faible avec pose pro | Longue (plusieurs semaines) | Moyen (selon la technique) |
Les accessoires indispensables pour signer votre look hippie chic
L’art de nouer le foulard dans ses cheveux
Le foulard en soie ou en coton imprimé est l’un des emblèmes du style 70. Porté en bandeau, il structure la coiffure tout en ajoutant une touche d’élégance bohème. Le secret ? Une matière fluide, un nœud légèrement lâche derrière la tête, et une raie bien marquée au milieu pour un effet Jane Birkin immédiat. Il peut aussi servir à contenir une queue-de-cheval basse ou à entourer un chignon flou, pour un rendu plus sage mais tout aussi iconique.
- Le bandeau large en velours : idéal pour les looks plus habillés, il apporte de la chaleur aux teintes automnales.
- Le foulard imprimé cachemire : parfait pour un style hippie chic, il se noue en turban ou en diadème.
- Les barrettes géométriques colorées : petites touches de fantaisie, elles fixent une mèche rebelle avec style.
- Les fleurs naturelles : discrètes ou imposantes, elles rappellent l’esprit festival et liberté du mouvement.
Ces éléments ne sont pas que des gadgets – ils participent à l’identité visuelle globale. Un simple foulard peut transformer une coiffure ordinaire en hommage subtil aux seventies. L’idée n’est pas de tout porter en même temps, mais de choisir un ou deux accessoires pour signifier son intention.
Questions standards
J’ai les cheveux très fins, le style seventies est-il possible ?
Oui, tout à fait. La coupe shag, avec son dégradé effilé, est particulièrement adaptée aux cheveux fins car elle crée une illusion d’épaisseur. En associant cette coupe à un texturant en racine, on obtient du corps sans alourdir. Le volume vient de la structure, pas du poids.
Existe-t-il une alternative au brushing quotidien pour garder ce volume ?
Le shampoing sec texturisant est votre allié. Appliqué en racine le matin, il ravive le gonflant sans avoir à tout reprendre au sèche-cheveux. Associé à une bonne coupe, il permet de maintenir le style plusieurs jours, surtout si vous dormez avec une taie en satin.
C’est ma première coiffure rétro, par quoi devrais-je commencer ?
Le plus simple est d’opter pour un bandeau large avec une raie au milieu bien marquée. C’est une entrée en matière douce, qui ne demande ni transformation radicale ni entretien compliqué. Cela donne déjà un air rétro immédiatement reconnaissable.
Comment entretenir sa frange Birkin après le passage chez le coiffeur ?
Utilisez une mini-brosse ronde et un séchoir en guidant la frange vers l’extérieur. Un coup de laque légère fixe le mouvement sans rigidité. L’entretien repose sur des gestes précis mais rapides – quelques minutes suffisent pour garder le style intact.