Le résumé à connaître
- coiffure shag : Le revival du volume maîtrisé, avec des dégradés superposés pour un effet désordre chic et du mouvement naturel.
- frange à la française : La frange rideau adoucit les traits et incarne l’élégance nonchalante, popularisée par Jane Birkin.
- coupe afro : Symbole d’identité visuelle et de fierté, elle célèbre la texture naturelle des cheveux crépus.
- accessoires pour cheveux : Foulards, bandeaux larges et pinces fleuries redonnent vie au style rétro avec une touche bohème.
- revival années 70 : Les looks vintage reviennent comme une affirmation d’authenticité et de liberté capillaire.
Près de cinquante ans après leur apogée, les coiffures des années 70 ressurgissent avec une énergie inattendue. Pas question de simple nostalgie : ce retour s’impose comme une revendication esthétique face aux standards lissés du moment. Le volume, le mouvement, l’irrégularité – autant de signes d’une liberté retrouvée. Ces styles, portés par des femmes qui osaient être vues, offrent aujourd’hui une voie pour affirmer une identité sans compromis. Et si la mode capillaire du passé avait enfin rattrapé notre désir d’authenticité ?
La coupe shag : le revival du volume maîtrisé
Le shag, c’est l’anti-coupe parfaite. Apparu dans les années 70 comme une réaction aux lignes rigides des décennies précédentes, il revient aujourd’hui porté par une génération qui cherche du naturel dans l’effort. Ce style repose sur un jeu de dégradés superposés, souvent accentués par des mèches courtes sur le dessus et des longueurs plus fluides sur les côtés. Le résultat ? Un volume souple, du mouvement, et surtout, une impression de désordre maîtrisé. Technique d’effilage oblige, chaque mèche semble vivre sa propre vie – et c’est précisément ce qui plaît.
Cette coupe s’adapte à presque tous les types de cheveux, qu’ils soient fins, épais, lisses ou ondulés. Pour les cheveux fins, le dégradé donne de l’illusion de densité. Pour les cheveux épais, il allège sans sacrifier la matière. Et côté entretien, le shag est étonnamment facile à vivre : pas besoin de brushing tous les matins. Un séchage naturel, voire légèrement froissé, renforce son volume naturel. Le secret ? Un produit texturisant appliqué sur cheveux humides, puis un peu de friction avec les mains en séchant.
Le retour de la structure dégradée
Le shag fonctionne comme une architecture capillaire : chaque niveau de longueur joue un rôle. Les mèches courtes au sommet du crâne créent du lift, tandis que les longueurs effilées encadrent le visage avec souplesse. Ce jeu de superpositions donne ce rendu dynamique, presque en 3D, que les stylistes aiment appeler “le mouvement permanent”. C’est cette structure qui permet de garder du corps même après plusieurs jours sans lavage – un atout non négligeable pour un style du quotidien.
Adapter le dégradé à sa nature de cheveux
Pour les cheveux très fins, on privilégiera un shag court avec des dégradés marqués mais pas trop nombreux, afin d’éviter l’effet “cheveux clairsemés”. Pour les cheveux épais ou bouclés, on peut pousser l’effilage plus loin, en créant des vides entre les mèches pour aérer la masse. Et pour celles qui ont les cheveux raides, un léger texturage au fer ou au spray salin ravive le côté sauvage. Pour parfaire ces looks avec des accessoires textiles authentiques, on peut se rendre sur le site dentelledelicate.fr.
Comparatif des icônes capillaires et de leurs signatures
Les années 70 ont été façonnées par des femmes qui ont imposé leur style comme un manifeste. Leur influence n’a jamais vraiment disparu – elle se réinvente à chaque retour de tendance. En observant leurs signatures capillaires, on comprend mieux pourquoi certains styles traversent le temps.
Les visages qui ont marqué la décennie
Farrah Fawcett, avec sa crinière dorée et son brushing sculpté, a popularisé une version glamour du shag, devenue emblématique grâce à sa photo officielle dans Drôle de dames. Jane Birkin, elle, incarne l’élégance décontractée : cheveux mi-longs, naturellement ondulés, frange rideau, pas de perfection. Sa simplicité a fait école. Et côté afro, Angela Davis ou Diana Ross ont porté cette coiffure comme un symbole de fierté, de résistance et de beauté noire. Leur impact dépasse la mode : il touche à l’identité visuelle collective.
Choisir son influence rétro
Chaque icône correspond à une attitude. S’inspirer d’elles, ce n’est pas copier une coiffure, c’est choisir une posture. Voici un aperçu des styles clés et de leurs caractéristiques.
| Style | Particularité | Type de visage recommandé |
|---|---|---|
| Shag | Volume en couronne, effilage marqué, mouvement fluide | Ovale, rond, carré (adoucit les angles) |
| Afro | Texture naturelle exaltée, forme sphérique, densité maximale | Tous, surtout visage fin ou allongé |
| Frange rideau | Encadrement doux du visage, ouverture centrale, effet nonchalant | Carré, ovale, triangulaire inversé |
Accessoiriser sa coiffure rétro années 70
Les années 70, c’est aussi un art de l’accessoire capillaire. Oubliez les élastiques discrets : l’époque misait sur des pièces voyantes, presque théâtrales. Elles ne servaient pas seulement à tenir les cheveux – elles complétaient le look.
L’indispensable foulard dans la chevelure
Le foulard est l’accessoire roi des seventies. Porté en turban, en bandeau ou noué autour d’une queue-de-cheval, il ajoute une touche bohème chic immédiate. Les motifs ? Géométriques, floraux, psychédéliques. Les matières ? Soie, coton imprimé, velours. Pour un effet authentique, on choisit des couleurs chaudes – ocre, bordeaux, vert sapin – et on laisse dépasser quelques mèches pour un rendu souple, pas trop apprêté.
Les barrettes et bandeaux larges
Les barrettes en métal ou en plastique coloré, les bandeaux larges en tissu ou en velours, les serre-têtes ornés de perles ou de fleurs : tous avaient leur place. Leur rôle ? Structurer sans enfermer. Un bandeau large peut dégager le front tout en laissant flotter les cheveux, idéal pour mettre en valeur des boucles ou une frange. Une pince fleurie sur le côté apporte une touche douce, presque enfantine, mais assumée. Ces pièces, aujourd’hui rééditées, permettent de jouer avec le vintage sans tomber dans la caricature.
- Le bandana en coton pour un look hippie chic
- Le bandeau en velours pour une touche d’élégance rétro
- Les pinces fleuries pour un effet bohème assumé
- Le serre-tête large pour structurer sans serrer
- Le foulard en soie pour une finition luxe et fluide
Maîtriser la frange à la française et le volume afro
Deux styles emblématiques des années 70 incarnent deux philosophies opposées mais complémentaires : la frange rideau, douce et enveloppante, et l’afro, fière et affirmée. Tous deux reposent sur une idée forte : la coiffure comme expression de soi.
La frange rideau : l’élégance nonchalante
La frange rideau, popularisée par Jane Birkin ou Brigitte Bardot en version plus longue, se reconnaît à son ouverture centrale. Elle tombe de chaque côté du front, encadrant les yeux avec naturel. Contrairement à la frange droite, rigide et graphique, elle joue sur la souplesse. Elle convient aux visages carrés ou anguleux, car elle adoucit les traits. L’entretien est simple : un léger brushing vers l’extérieur ou un séchage au diffuseur suffit à maintenir son mouvement. Y a de quoi séduire celles qui veulent du style sans trop d’effort.
Célébrer la texture naturelle avec l’afro
L’afro des années 70 n’était pas qu’une coiffure : c’était un symbole. Elle affirmait la beauté des cheveux crépus, loin des normes dominantes. Aujourd’hui, ce style revient avec la même puissance, porté comme un acte d’identité visuelle. Pour la maintenir, l’hydratation est clé : huiles végétales, crèmes riches, et manipulation douce. Le but ? Une forme bien ronde, dense, saine. Et contrairement aux idées reçues, l’afro demande moins de traitement chimique que bien des lissages – un retour à l’essentiel, en somme.
Questions les plus posées
Vaut-il mieux choisir une frange droite ou une frange rideau pour un style vintage ?
La frange droite apporte une touche graphique et structurée, idéale pour un look plus affirmé. La frange rideau, elle, joue la carte de la douceur et de la fluidité, parfaite pour adoucir les traits. Pour un style vintage authentique des années 70, la frange rideau est plus représentative de l’époque.
Comment faire tenir le volume sur des cheveux extrêmement lisses ?
Les cheveux lisses manquent parfois de tenue. Pour garder du volume, on mise sur un shampoing volumisant, un séchage en inclinant la tête, et un léger texturage au spray salin. Un brushing avec une brosse ronde peut aussi donner du lift durable.
Existe-t-il une alternative au brushing Farrah Fawcett pour les matins pressés ?
Oui : le chignon flou ou les cheveux lâchés avec un effet “juste sorti du lit” fonctionnent très bien. Un coup de spray texturisant et une friction des racines avec les doigts suffisent à recréer un volume seventies sans passer une heure devant le miroir.
Comment entretenir sa coupe shag après son passage chez le coiffeur ?
Entre deux visites chez le coiffeur, on évite de trop lisser les pointes. On utilise un produit léger pour redessiner les mèches, et on rafraîchit l’effet froissé avec un peu d’eau et de friction. Une retouche tous les 6 à 8 semaines permet de garder la structure nette.
Y a-t-il des contre-indications pour porter le foulard si on a le cuir chevelu sensible ?
Si le cuir chevelu est sensible, on privilégie les matières naturelles comme le coton ou la soie, qui irritent moins. On évite les nouages trop serrés et on alterne avec des jours sans accessoires pour laisser respirer la peau.