On les retrouve partout : sur les tapis rouges, dans les campagnes de mode, jusque dans les salons de coiffure du coin de la rue. Les coiffures années 70 ne font pas qu’un simple retour – elles imposent à nouveau leur langage visuel, fait de volume, de mouvement et d’une certaine nonchalance élégante. Ce n’est pas une simple nostalgie, c’est une réinterprétation. Leurs codes, pourtant vieux d’une génération, s’adaptent étonnamment bien aux silhouettes actuelles, comme si le temps avait affiné leur pertinence. L’époque des cheveux plats et du lissage systématique semble loin derrière nous.
Les coupes mythiques qui définissent le style années 70
L’une des signatures capillaires les plus reconnaissables de cette décennie reste la frange Birkin, du nom de l’icône Jane Birkin, dont le style décontracté a longtemps incarné un chic naturel. Cette frange rideau longue et effilée encadre le visage avec douceur, sans jamais tomber dans la rigidité. Elle fonctionne particulièrement bien sur les visages ronds ou carrés, adoucissant les angles grâce à son mouvement latéral. Associée à un brushing aérien qui soulève les racines, elle donne cette impression de cheveux vivants, en perpétuel mouvement. Pour renforcer ce look vintage, on peut jouer sur les accessoires : bandeaux larges, barrettes sculpturales ou même foulards noués à la diable. Pour dénicher des accessoires qui complètent parfaitement ces looks vintage, on peut se rendre sur dentelledelicate.fr.
La frange Birkin et le brushing aérien
Ce style repose sur une coupe subtilement dégradée, où les mèches du dessus sont légèrement plus courtes que celles des côtés, créant un effet de cascade naturelle. Le brushing n’a rien d’un lissage total : il faut au contraire insister sur le décollement de racines, en utilisant un rondelle ou une brosse vent pour gonfler le volume à la base. L’astuce ? Sécher les cheveux en inclinant la tête vers l’avant, puis finaliser avec un léger passage de fer à gros diamètre sur les pointes pour un effet wavy discret. Le résultat est un air désinvolte, presque négligé – mais soigneusement pensé.
Le retour en force de la coupe shag
Autre figure emblématique : la coupe shag, popularisée à l’origine par Vidal Sassoon, puis adoptée par des stars comme Mick Jagger ou Ann-Margret. C’est une coupe dégradée, souvent très texturée, avec des pointes effilées et des jeux de longueurs qui dynamisent la silhouette capillaire. Son atout principal ? Elle convient à presque toutes les textures de cheveux, des plus lisses aux plus bouclés. Sur cheveux fins, elle apporte du volume ; sur cheveux épais, elle allège la masse. Et côté entretien, elle est plutôt low maintenance : une bonne coupe tous les huit à dix semaines suffit à garder sa forme. Beaucoup l’adoptent aujourd’hui parce qu’elle permet de changer de look facilement – un simple brushing change tout.
Comparatif des coiffures rétro selon la morphologie
Adapter les coiffures seventies à sa morphologie n’est pas une question de mode, mais d’équilibre visuel. Chaque style a ses forces, et choisir celui qui met en valeur son type de visage fait toute la différence. Voici un comparatif clair des quatre styles phares de l’époque, avec leurs caractéristiques principales.
| Style de coiffure | Type de visage idéal | Avantage principal |
|---|---|---|
| Coupe shag | Ovale, rond | Apporte du volume et du mouvement, idéal pour structurer les formes douces |
| Frange rideau | Carré, ovale | Adoucit les traits, crée un jeu d’ombres flatteur autour du front et des yeux |
| Brushing Farrah | Allongé, ovale | Dote la chevelure d’un volume spectaculaire, surtout sur les côtés |
| Coupe Afro | Tous types, particulièrement marqué sur visage fin | Crée une aura puissante, met en avant les traits du visage avec caractère |
Le choix d’une coiffure vintage doit donc tenir compte de la densité capillaire, de la texture naturelle et de la forme du visage. Par exemple, une coupe Afro sera moins adaptée à quelqu’un qui manque de volume naturel, sauf s’il accepte d’y consacrer du temps et des produits spécifiques. En revanche, la frange rideau peut être simulée temporairement avec un fer, même sans changement de coupe définitif.
Les accessoires et techniques pour réussir son look seventies
Un vrai look années 70 ne se limite pas à la coupe : il se construit aussi avec des accessoires bien choisis et des gestes techniques précis. Le mouvement, le volume, le toucher – tout doit participer à l’impression générale de naturel maîtrisé. Voici les éléments incontournables pour recréer l’effet vintage avec authenticité.
- Bandeau large et coloré : souvent en tissu ou en velours, il ramène les cheveux en arrière tout en ajoutant une touche graphique. Idéal pour les journées casual ou pour structurer un brushing trop souple.
- Barrettes imposantes : métalliques, ornées de pierres ou de motifs géométriques, elles servent autant à décorer qu’à fixer une mèche rebelle. On les porte sur le côté ou à l’arrière pour un effet asymétrique.
- Laque à fixation souple : indispensable pour figer le volume sans alourdir. Une fixation trop rigide tuerait le mouvement naturel si cher aux seventies. On privilégie les sprays légers, voire les sérums texturisants.
- Fer à boucler de gros diamètre (entre 25 et 38 mm) : utilisé pour créer des vagues amples, vers l’extérieur. La clé ? Alterner le sens des boucles pour un rendu moins symétrique, donc plus authentique.
- Peigne à queue : utilisé pour un crêpage léger à la base des cheveux, juste sous la racine. Cette technique, discrète, permet de gagner quelques centimètres de hauteur sans abîmer la fibre.
Maîtriser le mouvement wavy vintage
Le fameux effet “wavy” – ces ondulations souples, presque accidentelles – est au cœur du style seventies. Contrairement aux boucles serrées, il ne cherche pas à dompter la chevelure, mais à lui donner du corps. Pour y parvenir, on commence par travailler les cheveux sur une base propre et légèrement hydratée. Un spray texturisant appliqué sur les longueurs avant séchage aide à renforcer le grain naturel. Ensuite, le fer à gros diamètre passe par sections, en tournant chaque mèche vers l’extérieur. L’erreur classique ? Trop serrer les boucles ou les faire toutes dans le même sens – cela donne un air artificiel. Une fois posées, on détend les ondulations à la main, en ajoutant un peu de produit léger pour éviter les frisottis. Le but ? Que ça ait l’air spontané, même si ça a pris du temps.
Les questions qu’on nous pose
Peut-on adopter le style 70s sans couper ses cheveux ?
Oui, tout à fait. Même sans changement de coupe, on peut recréer l’esprit seventies grâce à des techniques de coiffage. Utilisez un fer à gros diamètre pour créer des vagues amples, travaillez le volume à la racine avec un brushing inverse, et ajoutez un bandeau ou une barrette vintage pour compléter le look. Des faux shags existent aussi en extensions ou en tressage rapide, pour un effet immédiat.
Le brushing Farrah Fawcett est-il tenable sur cheveux très fins ?
Avec les bons produits, oui. Le risque, sur cheveux fins, est que le volume retombe rapidement ou que les produits alourdissent la fibre. Privilégiez un shampooing volumateur, un sérum texturisant et une laque ultra-légère. Évitez les huiles ou masques trop riches avant le coiffage. Le secret ? Le crêpage discret à la base, combiné à un séchage en racine soulevée – cela dope le volume sans agresser.
Quel budget prévoir pour l’entretien d’une coupe dégradée type shag ?
Comptez entre 60 et 90 € par visite chez le coiffeur, selon la région et l’expertise requise. Comme la coupe shag repose sur une technique précise de dégradé et d’effilage, il est conseillé de retourner au salon tous les deux à trois mois. Ajoutez à cela l’achat de quelques produits capillaires adaptés (shampooing volumateur, spray texturisant), soit une vingtaine d’euros supplémentaires par an.
Comment éviter que le look seventies ne paraisse dépassé ?
La clé est dans la modernisation des détails. Associez une frange rideau à un balayage lumière naturel, ou portez un shag avec un jean brut et un blazer court plutôt qu’un pantalon pattes d’eph’. Le style vintage fonctionne mieux quand il est intégré à une silhouette actuelle. Évitez les excès : une seule pièce forte suffit – soit les cheveux, soit les vêtements.